"Mining the Web: Discovering Knowledge from Hypertext Data", de Soumen Chakrabarti - Avis sur le livre

Le livre "Mining the Web: Discovering Knowledge from Hypertext Data" de Soumen Chakrabarti semblait plein de promesses. Malheureusement il n'a pas répondu à mes attentes.

Voici la présentation que l'éditeur fait du livre : "Ce livre est le premier qui soit consacré aux techniques permettant d'extraire de la connaissance de la vaste collection des données non structurées que l'on trouve sur le web. Chakrabarti passe d'abord en revue les questions d'infrastructure tel que le parcourt et l'indexation du web, puis il examine les techniques d'apprentissage automatique (machine learning) de bas niveau qui permettent d'exploiter les données du web (web mining)."

En d'autres mots, ce livre traite des techniques qui permettent de trouver automatiquement des données (ou pages) pertinentes sur le web. Il aborde les problématiques auxquelles sont confrontés les moteurs de recherche lors du parcours et de l'indexation des pages web : nombre énorme de pages à indexer, évolution permanente du corpus à indexer, rafraîchissement des pages déjà indexées... Puis il évoque les différentes façons d'effectuer une recherche à l'intérieur d'un corpus de documents indexés, via des requêtes SQL classiques ou grâce à plusieurs méthodes d'évaluation de la pertinence.

L'auteur aborde ensuite la notion de similarité et aggrégat (clustering) qui consiste en gros à regrouper des documents selon certaines thématiques. Cela permet d'optimiser les recherches sur des termes qui peuvent être hautement ambigu (par exemple, le terme "star" en anglais peut faire allusion aux étoiles dans le ciel, aux stars de cinéma, à l'hymne américain ("star spangled banner")...). En effet, on peut demander à l'utilisateur à quel "cluster" sa recherche appartient et optimiser les résultats retournés.

Il parle ensuite d'apprentissage supervisé (supervised learning), une technique qui consiste à associer à des documents uniquement des mots-clé appartenant à une certaine "classe" de mots-clé définis manuellement. On parle aussi d'apprentissage semi-supervisé (semi-supervised learning), une technique qui consiste à entraîner un moteur de recherche à rattacher des documents à des mots-clé pertinents en lui montrant un ensemble de documents déjà taggés sur lesquels se baser pour tagger les futurs documents.

Enfin, Chakrabarti évoque l'analyse des réseaux sociaux comme moyen d'obtenir des résultats encore plus pertinents. Il faut comprendre "réseaux sociaux" au sens large, c'est-à-dire le fait que les pages web se citent les unes les autres via des liens hypertexte, et que la source de la citation doit être prise en compte dans le classement du document cité (sur lequel le "prestige" de la source rejaillit en partie). Il parle également de l'importance de la "découverte des ressources", c'est-à-dire le fait d'indexer préférentiellement les pages importantes, les pages portant sur un sujet précis (considéré comme pertinent), ou les pages appartenant à une "communauté" (hub) de pages.

L'auteur conclut en évoquant le futur du web mining qui passe par l'extraction d'informations, la compréhension du langage naturel, la réponse aux questions posées en langage naturel...

Pourquoi je n'ai pas adoré ce livre

Je trouve que les sujets abordés par ce livre sont passionnants. Malheureusement, ils le sont de façon extrêmement universitaire. Le livre est truffé d'équations permettant de calculer la similarité entre deux documents ou la pertinence d'un document par rapport à une requête. C'est intéressant pour celui qui fait de la recherche ou celui qui cherche à développer son propre moteur de recherche, mais à mon niveau, mes attentes sont plutôt de comprendre les concepts de base du "web mining" et de trouver des outils prêts à l'emploi qui me permettront effectivement d'extraire des informations du web de façon automatique ou semi-automatique.

Les applications sont multiples, notamment la constitution automatique de bases de données (pour mon annuaire de PME par exemple), et le web mining est étroitement lié au web sémantique, aux web bots, aux agents intelligents... autant de sujets que je trouve passionnants. Malheureusement, ce n'est pas ce livre qui vous permettra de vous sentir plus à l'aise de ces domaines (à moins que vous ayez un bon profil d'informaticien pur).

Un an pour réussir un business web

J'ai créé CrazyCresus.com pensant faire un blog pratique sur le business web : on discute d'idées de sites web, on en réalise certaines, et en cours de route, on voit ce qui fonctionne ou pas. Mon objectif était de détailler les "coulisses" de la réalisation d'une idée, les difficultés techniques, financières ou administratives rencontrées... afin de pouvoir en faire profiter d'autres, de démarrer des discussions, et d'apprendre 2 ou 3 choses au passage.

Ca fait maintenant 2 mois que CrazyCresus existe. Quelques personnes m'ont dit ne pas très bien comprendre le sujet du blog : pourquoi ne parle-t-on pas d'une idée en particulier ? CrazyCresus lui-même est-il une idée de business ? (Non, c'est juste un blog sur les idées de business en général.) D'autres personnes m'ont contacté au sujet de certaines idées que j'ai évoquées, notamment le site de rencontre qui apparemment trotte dans la tête de pas mal de personnes.

Finalement, chaque idée est un business à part entière. Pas évident d'en lancer 4 ou 5 en même temps (ben oui, je viens tout juste de m'en rendre compte...). Il faudrait un peu de sous, pas mal de temps, et quelques personnes qui bossent avec moi. Nous n'en sommes pas encore là. :-)

Alors voici ce que je vous propose : je vais me concentrer sur une seule idée, l'annuaire de PME. Par rapport à cette idée, je vais me fixer des objectifs précis (par exemple, "gagner 50.000 euros") et une durée pour les atteindre (1 an). Je reviendrai sur les objectifs détaillés et le calendrier dans un prochain billet, mais l'idée est d'utiliser CrazyCresus comme un journal de bord, et de vous donner le plus possible d'infos pratiques sur la réalisation d'un tel projet. Comme tous les projets web présentent des caractéristiques communes, vous devriez pouvoir transposer ces infos à votre situation.

En parallèle, je continuerai à évoquer d'autres idées, ou tout simplement à suivre l'actualité du business web, mais juste pour enrichir la conversation.

PS. Il se trouve que c'est mon anniversaire aujourd'hui. Se fixer un an pour réaliser mon projet me fait donc une belle date symbolique. :-)

"They made it", de Angelika Blendstrup - Avis sur le livre

Je viens de terminer la lecture du livre "They made it", de Angelika Blendstrup.

Le titre et le sous-titre de ce livre résument bien son propos : "Ils y sont arrivés ! Comment des Chinois, des Français, des Allemands, des Indiens, des Iraniens, des Israéliens et d'autres entrepreneurs nés à l'étranger ont contribué à l'innovation high-tech dans la Silicon Valley, aux Etats-Unis et outre-Atlantique." (Rappelons que l'auteur vit aux Etats-Unis ; le mot "étranger" désigne donc les non-Américains et "outre-Atlantique" désigne l'Europe.)

Ce livre est une succession d'interviews d'entrepreneurs d'horizons très divers qui se sont implantés et ont réussi dans la Silicon Valey. Ces entrepreneurs sont plus ou moins connus, et tous ont des profils différents : il y a les capitaux-risqueurs (Venture Capitalists), les ingénieurs, les hommes d'affaires issus de l'université, les magiciens de la startup (start-up wizards), les magiciens de la grosse entreprise (corporate wizards), les PDG (CEO), les entrepreneurs basés outre-Atlantique, les entrepreneurs philanthropes, et les Américains pure souche. C'est d'ailleurs cette typologie par type d'entrepreneur qui a été retenue pour organiser le livre.

Cette variété de profils se double d'une variété de nationalités qui rend cette collection d'interviews très éclectique et intéressante.

Chaque interviewé a eu les mêmes questions (ou quasiment), ce qui permet de s'appuyer sur une grille de lecture commune, et éventuellement de faire des comparaisons. J'ai bien aimé le choix des questions, qui portent autant sur les aspects personnels que professionnels du parcours des participants : en quoi consiste votre métier ? En quoi l'enfance que vous avez eue ou votre famille a-t-elle influencé votre parcours ? Où avez-vous étudié ? Quels sont les plus gros obstacles que vous ayez rencontrés ? Comment définiriez-vous le succès ? Comment avez-vous géré les différences culturelles entre votre pays d'origine et les Etats-Unis ? Auriez-vous réussi en dehors de la Silicon Valley ? Quels conseils donneriez-vous à des gens qui veulent faire la même chose que vous ?

Le livre se termine par une série de "recettes de la réussite" inspirées par ces différents entrepreneurs. Je les reproduis ici :

  • Recette 1 : Démarquez-vous des autres (faites-vous des compétences uniques, travaillez plus dur que les autres...).
  • Recette 2 : Visez l'excellence (soyez excellent et à jour dans les domaines que vous maîtrisez, entourez-vous des bonnes personnes pour ce que vous ne maîtrisez pas).
  • Recette 3 : Tentez votre chance (tolérez les risques, croyez à votre vision, soyez passionné).
  • Recette 4 : Sautez le pas (croyez en vous, cultivez votre différence, ne focalisez pas sur les signes extérieurs de réussite).
  • Recette 5 : Soyez acharné (rebondissez sur vos échecs, réinventez-vous, soyez persévérants).
  • Recette 6 : Soyez "aware" (autrement dit, soyez ouvert : à la vie, à la culture, à vos proches, aux autres...).
  • Recette 7 : Soyez un leader (portez votre vision, définissez une direction).
  • Recette 8 : Soyez innovant (soyez créatif, pensez différemment, élargissez vos horizons, entretenez votre curiosité).
  • Recette 9 : Soyez passionné (mettez de la passion dans tout ce que vous faîtes, ne perdez jamais de vue votre idée de départ et la flamme qui l'accompagnait).
  • Recette 10 : Construisez un réseau (sur des sites web ou dans la vraie vie, et pensez à contribuer, pas uniquement à tirer partie réseau).
  • Recette 11 : Contribuez (en donnant du temps, de l'argent, en faisant du bénévolat).
  • Recette 12 : Amusez-vous (le voyage est aussi important que la destination, alors profitez-en ; vous devez vous détendre aussi "dur" que ce vous travaillez).

Ce livre m'a plus, même si j'ai sauté certaines interviews qui me semblaient moins intéressantes que d'autres. Plusieurs points m'ont frappé, notamment le fait que quasiment aucun de ces entrepreneurs ne définit le succès comme étant la réussite matérielle. Certains l'évoquent, mais ils semblent tous avoir d'autres priorités : aimer ce qu'on fait, être en bonne santé, avoir une famille. C'est sûrement le fait d'avoir déjà réussi (et la maturité) qui leur fait tenir ce discours. :-) Ensuite, tous sans exception pensent qu'ils auraient eu beaucoup plus de mal - voire qu'ils auraient échoué - à faire ce qu'ils ont fait en dehors de la Silicon Valley.

Si l'expatriation vous tente et que vous travaillez dans le high-tech, je vous recommande ce livre. De mon côté, je ne pense pas être fait pour la Silicon Valley et les 80 heures de travail par semaine qui semblent être la norme dans cet environnement stimulant mais aussi ultra-compétitif.

Apprends l'anglais avec tes séries TV préférées

C'est une idée de business que j'ai eue il y a un mois : un DVD pour apprendre l'anglais, composé de courtes séquences extraites de nos séries TV préférées (24h chrono, Desperate Housewives, Prison Break, Friends...). Chaque séquence représenterait une scène de la vie quotidienne et serait ensuite commentée par un professeur d'anglais. L'idée est qu'en étudiant des scènes de séries TV qu'on adore, on retiendra plus facilement certains mots ou expressions qui nous permettront de nous sentir à l'aise en anglais.

L'idée est plutôt rigolote et pas trop compliquée à réaliser sur le plan technique. L'enjeu du projet s'est donc rapidement résumé à : Comment obtenir les droits d'utilisation de ces séries TV ? Combien ça va coûter ?

J'ai commencé par appeler une hotline juridique qui m'a conseillé de me tourner vers la Société pour l'Administration du Droit de Reproduction Mécanique. Quand j'ai fini par les joindre (avec beaucoup de difficultés), ils m'ont expliqué que je devais m'adresser directement aux studios qui distribuent ces séries.

Un tour sur Amazon et je découvre que 20th Century Fox et et Warner Home Video distribuent certaines des séries qui m'intéressent. Je vous passe les détails, mais disons que j'ai eu un mal fou à trouver les personnes à contacter. J'ai envoyé des tas d'e-mails via des formulaires de contact, des adresses trouvées sur le net... mais nulle part il ne semblait y avoir un service dédié à la gestion des droits sur les séries TV.

Finalement, c'est grâce à Viadeo que j'ai obtenu une réponse : j'ai lancé une recherche sur les personnes actuellement en poste à Fox ou Warner Bros, et j'ai reçu une réponse de Sabine Theillier (Fox). Je m'empresse de contacter la personne indiquée par Sabine pour lui exposer mon projet et voici la réponse que je reçois :

Thank you for your request of March 25, 2008 inquiring about licensing material from Twentieth Century Fox Film Corporation ("Fox"). Before we can consider your request, please be aware that there may be a non-refundable $100.00 administrative fee assessed to review your request. You will be invoiced for the administrative fee if/when it is due. If your request is approved, the $100.00 fee will be applied toward the license fee, which would be $4,000.00 per minute, or a portion of a minute, per episode (with a maximum of five clips per minute of footage), for DVD rights. Please be advised you are responsible for all necessary talent consents with respect to the use.

Si j'ai bien compris, ça fait 4.000 $ la minute de série TV. En partant sur le chiffre conservateur de 20 minutes d'extraits au total (10 séquences de 2 minutes), on arrive à l'addition salée de 80.000 $, ce qui même au taux actuel du dollar représente une somme rondelette (50.640 € au taux d'aujourd'hui).

A cela, il faudrait rajouter les frais de réalisation du DVD (tournage des séquences avec le prof d'anglais, montage, réalisation du DVD, gravage du DVD, jaquette...) et de distribution. Au total, un budget bien supérieur à ce que j'avais en tête.

J'ai bien peur que cela marque la fin de cet ambitieux et excitant projet. C'est dommage, car je pense que l'idée aurait plutôt bien marché. "Apprends l'anglais avec Jack Bauer", ça sonne bien non ? :-) Et puis, pensez un peu à toutes les déclinaisons possibles :

  • Apprends l'allemand avec "Le destin de Lisa", "Tokyo Hotel", "Derrick", "La clinique de la forêt noire"...
  • Apprends l'espagnol avec "Un Dos Tres", "La Camisa Negra"...

Comme le dit mon oncle (il est prof d'anglais et aurait bien participé au projet) : "Il ne te reste plus qu'à faire une nouvelle série, attendre qu'elle soit mondialement connue et t'octroyer les droits de copyright."

Ou alors, si vous êtes un riche financier en quête d'investissements, faites-moi signe. :-)

Apprendre à entreprendre avec le Centre des Jeunes Dirigeants

Je reviens d'une réunion de présentation du Centre des Jeunes Dirigeants (CJD) de Lille. Ce centre (à l'époque, "Centre des Jeunes Patrons") a été créé en 1938 pour :

  • Réhabiliter la fonction patronale.
  • Réconcilier l'économique et le social.

Aujourd'hui, il rassemble environ 3000 jeunes dirigeants en France répartis à travers une centaine d'associations locales (dont 85 dans la section de Lille). Ses objectifs sont d'améliorer les performances du dirigeant et de l'entreprise.

Il s'appuie pour cela sur sur 4 piliers :

  1. Réfléchir pour anticiper (à travers des conférences plénières, des commissions, des rencontres du réseau...).
  2. Se former pour progresser (à travers des formations, optionnelles et payantes). La première formation "Le parcours JD" est obligatoire pour intégrer la prochaine promo 2008-2009. Prochaines dates :23-24 mai 2008, 4-5 juillet 2008.
  3. Expérimenter pour innover (pour devenir adhérent, il faut occuper une position qui permet de prendre des décisions dans son entreprise, sinon ça ne sert à rien).
  4. S'engager pour influencer (s'exprimer publiquement et dans les médias pour faire bouger les choses en matière de TVA, d'impôts, de réglementations...)

La cotisation coûte 1500 € / an et comprend la participation aux plénières (avec repas, conférence...) et un accès ponctuel à une salle de réunion au siège du CJD à Paris (av George V).

Je trouve que c'est une excellente initiative. On est parfois démuni dans son rôle de chef d'entreprise, surtout que nous sommes nombreux à ne pas y avoir été formé. Le CJD s'attaque justement aux principales difficultés que sont l'isolement (à qui parler de ses difficultés ?) et le manque de connaissances (comment lire un bilan financier ?) à travers les conférences, commissions et formations qu'il propose.

La prochaine promo démarre en septembre 2008, j'ai donc un peu de temps pour décider de rejoindre le CJD. Pour une petite entreprise, la cotisation n'est pas négligeable. Il y aussi un investissement en temps (au minimum : 1 plénière / mois, 1 commission / mois, 1 formation / an) qu'il faut être sûr de pouvoir assurer.

Enfin, ma principale réserve est que je n'ai pas d'employés et donc personne à diriger. Est-ce bien judicieux pour moi de rejoindre le CJD ? Comme on me l'a répondu lors de la réunion, peut-être aurai-je bientôt des employés et le CJD pourrait justement m'aider à négocier ce passage de la personne seule à l'équipe.

Amazonia : une salle de sport sans prof ni conseiller, ça c'est rentable

Je déménage bientôt dans un nouveau quartier de Lille et je cherche une salle de sport près de mon nouveau chez moi. Coup de bol : juste au bout de ma rue se trouve un Amazonia (franchise nationale, on en trouve un peu partout en France) que j'ai visité aujourd'hui. Le concept Amazonia est parfaitement résumé par ce post bidon trouvé sur un forum :

Coucou ! moi j'habite lille et je fréquente la salle de sport amazonia à raison de 39 euros par mois.

Dans cette salle pas de miroirs, donc pas de frime. Des appareils vélo, steppeurs, tapis de courses, circuit féminin, rameur et des cours en boucle sur écran plasma.

Je trouve que cest une bonne ambiance et que pour le prix cest le moins cher de lille ! voili !

(Si ce ptit laïus n'a pas été écrit par un membre du staff Amazonia, je me coupe une jambe... Le type qui m'a fait visiter la salle m'a dit quasiment la même chose mot pour mot.)

D'abord, j'espère que ce club n'est pas "le moins cher de Lille" car env. 40 EUR pour une ville de province et vu le niveau d'équipement et de services, c'est vraiment cher payé. Sans compter qu'il faut rajouter des frais d'abonnement d'au moins une centaine d'euros.

Ensuite, il n'y a pas de hammam, sauna ou piscine. Mais surtout, il n'y a pas de prof !! Les cours collectifs se déroulent devant 3 écrans plasma qui passent en boucle des séances d'abdo-fessiers et de renforcement musculaire. Autrement dit : 1) personne n'est là pour vous corriger si vous faites n'importe quoi ; 2) vous pourriez faire exactement la même chose dans votre salon.

Il n'y a pas non plus de conseiller sportif dans la salle. Ainsi, les gens qui utilisent les machines (cardio ou muscu) sont livrés à eux-mêmes. En fait, ils s'adressaient au type qui me faisait faire la visite, mais le pauvre doit être débordé : il se retrouve à faire l'accueil, le téléphone, les visites, le conseiller sportif, et qui sait, peut-être le ménage ?

Malgré tout, la salle a l'air de pas trop mal marcher. Il faut dire qu'elle est idéalement située pour les gens qui habitent au centre ville, et qu'elle est ouverte de 6h à 23h (difficile à trouver sur Lille).

En terme de business, c'est assez judicieux car la principale source de dépenses (les salaires) a été réduite au maximum. Reste à voir ce qui séduira les gens dans ce concept où le manque d'encadrement n'est pas vraiment compensé par des tarifs qui auraient pu être beaucoup plus attractifs.

Je ne pense pas que je m'y abonnerai. Si je vais dans une salle, c'est pour suivre des cours collectifs variés et être encadré, et me faire un petit hammam de temps en temps. Sans ça, j'aime autant aller courir au bois de Boulogne.

Dur dur de recruter un bon développeur web

Je travaille actuellement sur un projet d'annuaire d'entreprises pour lequel j'ai besoin de compétences externes, notamment pour développer le site. J'ai 2 façons de recourir à ces compétences : soit j'embauche un salarié, soit je cherche un prestataire (SSII, freelance, offshore...). Il y aurait une 3e option - trouver un associé - mais ça me paraît tellement difficile que je préfère ne pas en tenir compte.

Ces dernières semaines, je me suis intéressé à la première option (embaucher un salarié) car j'aimerais faire grandir ma société. J'ai donc diffusé une annonce sur plusieurs sites. Voici les retours que j'ai eus.

Annonces gratuites sur sites spécialisés

Comme je recherche un développeur PHP/MySQL, je me suis d'abord tourné vers les sites consacrés à PHP, aux logiciels libres ou au web :

J'ai reçu quelques candidatures intéressantes (notamment via Lolix), mais en nombre très restreint (entre 1 et 3 réponses par site). Il paraît que le marché est très tendu en ce moment, que ces profils sont très recherchés et que les bons sont déjà tous pris.

Réseau social professionnel

Je suis inscrit sur Viadeo, j'ai donc posté mon offre d'emploi dans le hub PHP. J'ai aussi lancé une recherche sur les profils PHP avancé et je les ai contactés directement.

A ce jour, c'est la technique qui m'a donné le retour le plus satisfaisant (grâce aux profils que j'ai contactés directement, pas à l'annonce diffusée dans le hub qui n'a obtenu aucune réponse). Viadeo m'a permi de rencontrer des gens intéressants, mais tous déjà en poste. Il fallait donc vendre mon idée pour les débaucher. :-)

ANPE.fr

Grosse déception.

Certes, le service est gratuit mais rien n'est fait pour faciliter votre recherche d'emploi (dans le secteur web, en tout cas). Impossible d'intituler mon annonce comme je le souhaite (je me retrouve à proposer un poste d' "analyste-concepteur" au lieu de "développeur PHP avancé"). Impossible de trouver dans la grille ANPE des critères pertinents par rapport à mon poste (PHP, MySQL, JavaScript...). La place consacrée au texte de mon annonce est minuscule, difficile d'expliquer le poste en détails.

Après un coup de fil à un conseiller et une intervention manuelle, je parviens à faire changer le titre. On me propose alors de filtrer les candidatures à ma place et de m'envoyer uniquement les CV des gens correspondant à ma recherche. J'accepte.

Dans les 2 semaines qui ont suivi, les candidats sélectionnés m'ont tous téléphoné, alors que j'avais demandé un CV par e-mail (l'ANPE leur envoyait un SMS leur demandant de m'appeler). Sur les 5 CV que j'ai finalement reçus par e-mail, aucun ne contenait le mot "PHP". Un peu gênant pour un poste de développeur PHP.

Bref, très déçu de l'ANPE. Je pense qu'il y a 2 problèmes : l'interface de saisie des annonces n'est vraiment pas adaptée aux métiers du web ; les développeurs web qui cherchent du boulot n'ont pas le réflexe ANPE, ils vont plutôt sur des sites spécialisés dans les technos qu'ils aiment/maîtrisent, ou au moins des sites spécialisés sur les offres d'emploi nouvelles technos (en tout cas, c'est ce que je ferais).

Les bases de CV

Cette solution - payante - consiste à lancer une recherche dans une base de CV en ligne et à contacter directement les profils qui paraissent intéressants.

Je n'avais pas songé à cette solution avant d'être contacté par Monster et KelJob qui m'ont proposé ce service. A titre indicatif, Monster propose un accès illimité à l'intégralité de leur base pendant 1 mois pour 1650 EUR. Un comptage révélait que leur base contenait 230 CV de personnes situées dans le Nord avec des compétences PHP. (Autre formule Monster : 1 mois accès 1000 CV = 950 EUR).

Je n'ai pas encore essayé, mais ça pourrait être une bonne solution.

SSII

Je n'y ai pas eu recours dans le cadre de ce projet, mais j'ai travaillé avec plusieurs SSII alors que j'étais salarié, et ça n'a pas toujours été de bonnes expériences : elles vendent très cher des profils pas toujours expérimentés. Et quand c'est en régie, il n'y a aucune garantie de résultat.

Cette option me laisse sceptique.

Les annonces payantes

Pas essayé non plus, mais je suis curieux d'avoir votre avis. Certains d'entre vous connaissent-ils des sites comme Moovement ?

Chasseurs de tête

Pas essayé non plus, mais c'est sûrement au-dessus de mes moyens, et peut-être un peu disproportionné par rapport au boulot proposé.

Conclusion

Quelle que soit la solution retenue, il faut aller chercher les personnes intéressées et les attirer par un projet et une rémunération motivants.

EuraTechnologies : les locaux idéaux pour une startup web à Lille ?

in

Digiport Toujours dans le cadre de mon projet d'annuaire de PME, j'ai rencontré cette semaine Samuel Tapin, de Digiport. Digiport accompagne les entreprises dans leur projet TIC sur la Métropole Lilloise et le Nord à travers plusieurs services. L'un d'entre eux est la location de locaux sur le site d'EuraTechnologies, présenté ainsi sur le site officiel :

"Pôle d'excellence dédié aux Technologies de l'Information et de la Communication, EuraTechnologies a pour ambition de rassembler des entreprises répondant à des critères précis en matière de TIC et leur offrir des services et des prestations techniques et technologiques, toujours à la pointe de l'innovation et d'aide au développement de la filière. EuraTechnologies est le lieu de convergence des projets, des innovations et des acteurs de la filière TIC."

L'atrium du site EuraTechnologies EuraTechnologies est donc un site rassemblant des entreprises TIC avec, entre autres, un incubateur et un essaimeur, un atrium de 1600 m², un Auditorium de 370 m² (300 places), un studio numérique de 160m², 4 salles de réunion de 50 m² chacune, 2 salles de conférence de 85m², 1200 m² d'espace de restauration...

Des chiffres qui mettent l'eau à la bouche de tout entrepreneur web souhaitant s'implanter sur la région Nord. Plusieurs entreprises sont déjà installées sur le site, mais les travaux sont encore en cours, et d'autres installations sont prévues. Peut-être des locaux pour mes futurs projets ? :)

Pour en savoir plus, consultez le site http://www.euratechnologies-mag.com/ où vous pourrez visionner des vidéos et accèder à des reportages.

Carte Lille au centre du triangle Paris-Bruxelles-Londres

Rencontre avec Marc Burden de Nord Entreprendre

Marc Burden, Nord Entreprendre Le 11 mars 2008, j'ai rencontré Marc Burden, du réseau Nord Entreprendre pour lui présenter mon projet d'annuaire de PME.

Nord Entreprendre a été créé en 1986 à l’initiative de quelques membres de la célèbre famille Mulliez qui ont souhaité, en tant qu'entrepreneurs impliqués dans la vie économique et sociale de la région (Nord), apporter une aide concrète aux créateurs d'entreprise.

Cette aide vise les « petits projets à potentiel » (futures PME d’industrie et de service) et s'articule autour de 3 valeurs fondatrices : l'important c’est la personne, la gratuité, la réciprocité. L'aide est dispensée sur une durée de 3 ans et prend plusieurs formes concrètes :

  • Prêt d'honneur de 15.000 à 45.000 euros.
  • Accompagnement (1 entretien / mois) par un chef d'entreprise senior, qui travaille dans un secteur différent de l'entrepreneur, et qui a un profil différent (par exemple, il sera commercial si l'entrepreneur est technique).
  • Intégration d'une promotion de 30 lauréats (de sept. à juin pendant 3 ans) qui se réunissent une fois par mois pour discuter des problèmes auxquels ils sont confrontés en tant que chefs d'entreprise.
  • Intégration dans les réseaux économiques locaux (mises en relation avec des personnes "clés").

Réseau Nord Entreprendre Plus que le financement, c'est l'accompagnement que Nord Entreprendre met en avant, et à ce titre, j'aimerais beaucoup bénéficier de leur aide. Pour cela, il faut leur soumettre une présentation détaillée du projet qui passe alors devant une commission ; le projet doit alors faire l'unanimité pour être retenu et être suivi par le réseau.

Cela dit, mon projet est encore trop jeune pour passer en commission. D'abord parce que je n'ai pas encore finalisé mon business plan. Ensuite parce que Nord Entreprendre intervient à partir de la phase d'exploitation, ce qui pour un site web correspond à sa mise en ligne.

Je vais donc travailler sur ces points avant de les recontacter.

(Remarque : le Réseau Entreprendre a démarré dans le Nord, mais il couvre aujourd'hui toute la France.) 

Cindy Sander : dérapage ou opportunité de business ?

Bref rappel des faits : le 18 février, une esthéticienne apprentie-chanteuse prénommée Cindy Sander passe le casting de l'émission Nouvelle Star et se fait recaler. La personnalité de la chanteuse, son mari "coiffeur de métier", son style chorégraphique et musical, et la célèbre phrase "Céline Dion c'est Céline Dion, et Cindy c'est Cindy" l'ont mise au centre d'un buzz que personne n'avait anticipé.

Création de sites Internet de soutien, groupe Facebook, page MySpace, chansons remixées, pseudo-clips sur YouTube et Dailymotion... les internautes ont largement laissé leur fibre créative s'exprimer, le tout étant à prendre au second degré, frôlant souvent la moquerie, tombant parfois dans la méchanceté.

J'ai moi-même créé le site UnTubePourCindy.com avec un objectif précis : permettre à Cindy de sortir un tube. Ce n'est qu'à moitié une plaisanterie. Je pense sincèrement que relookée, remixée, refilmée, Cindy peut donner quelque chose.

Bien-sûr, c'est aussi un "coup" et une expérience. L'objectif de CrazyCresus étant d'apprendre à faire du business sur le web, ce projet est une façon de tester si réellement l'actualité présente une opportunité de business. Cindy Sander est juste un exemple, on pourrait en trouver des tas d'autres : le coup de boule de Zidane, la liaison Nicolas-Carla...

Essayons donc d'évaluer les possibilités et les obstacles de ce genre d'idée.

Possibilités commerciales

Il n'y en a pas 36. La première est de générer du trafic sur le site et de mettre des bandeaux de pub. La seconde est de créer des produits dérivés (T-shirts, single, mugs, parfum, laque, charentaises...) à l'effigie de la chanteuse, avec tous les problèmes légaux que ça risque de poser.

L'idée étant très liée à l'actualité, le rendement doit être immédiat. Pas question donc, de construire une communauté et d'investir sur le facteur humain.

Obstacles techniques

Si des outils comme Drupal permettent de fabriquer un site en quelques heures, il n'en reste pas moins que la création d'une charte graphique, le dépôt d'un nom de domaine, le référencement, la génération de trafic... demandent un effort disproportionné par rapport à la durée de vie du site. Qui sait jusqu'à quand on parlera de Cindy Sander ?

Pour que ce genre d'idée soit rentable, il faut donc avoir un moyen quasi immédiat de fabriquer un site et de générer du trafic. Les groupes Facebook ou les pages MySpace sont une bonne piste. Le problème est que vous ne contrôlez pas entièrement ce que vous mettez dessus.

Obstacles "moraux"

La pauvre Cindy n'a rien demandé. Certes, elle est devenue un personnage public en passant à l'émission Nouvelle Star, mais j'imagine qu'elle est un peu dépassée par ce déchaînement médiatique. D'autant que certains ne sont vraiment pas tendres avec elle, y compris sur UnTubePourCindy.com, dont le but est pourtant sincèrement de l'aider.

Autrement dit, a-t-on le droit de faire ce genre de sites ? Est-ce de la cyber-pollution ? Ce qui démarre comme un buzz rigolo peut vite tomber dans l'opportunisme scabreux, je l'ai souvent senti en bossant sur le projet...

Conclusion : un tube pour Cindy = bonne idée de business ?

Je ne suis pas convaincu que ce genre de site représente une réelle opportunité de business : le jour où le site a été lancé, il a reçu plus de 1000 visiteurs uniques (boosté par un peu d'AdWords), puis les stats ont rapidement baissé pour aujourd'hui osciller entre 130 et 250 visiteurs/jour.

J'ai mis quelques bandeaux AdSense (mais plusieurs jours après le lancement). Prochainement, je ferai le compte du temps passé, de l'argent investi (AdWords), et de l'argent gagné (AdSense), mais je ne pense pas avoir fait une très bonne affaire. :) Pour ça, il faudrait avoir quelque chose de plus conséquent à vendre, mais maintenant que Cindy a sorti son tube, ça n'est pas gagné.

PS. Cindy, si tu lis ce billet, contacte-moi.

Syndiquer le contenu